Etat d’urgence : Porte ouverte à la dérive autoritaire et blanc-seing au ministère de l’Intérieur

Av Bourguiba photo Semy B
Depuis le 15 janvier 2011 la Tunisie vit sous le régime de l’état d’urgence. A cette époque le Président venait de fuir le pays et le désordre était partout. Difficile alors de conserver le fonctionnement de l’administration, de préserver la sécurité de la nation, de continuer à vivre normalement. Depuis le 15 janvier 2011 des élections ont eu lieu, une nouvelle Assemblée, un nouveau gouvernement et un nouveau Président ont été mis en place. Les infrastructures des forces de l’ordre intérieur qui avaient été saccagées ont été remises d’aplomb, le pays fait son chemin, mais voilà, 17 mois après le 15 janvier 2011 la Tunisie vit toujours sous le régime de l’état d’urgence. Et ce que les gens semblent ignorer c’est qu’il s’agit d’un régime restrictif qui suspend les règles normatives et peut priver le citoyen de certaines libertés. Analyse de la situation.
C’est en cas de « péril imminent » que l’état d’urgence est proclamé. C’est en tout cas ce qu’explique le décret n°78-50 du 26 janvier 1978. Dans son article 1 ce décret explique que :
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